Couverture Medicare du tirzepatide pour la perte de poids dès juillet : ce que les Canadiens doivent savoir

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Caleb Cross

Research Contributor

June 30, 2026
4 min read
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    Couverture Medicare du tirzepatide pour la perte de poids dès juillet : ce que les Canadiens doivent savoir

    If you are pregnant, nursing, or under medical treatment, consult your physician before considering any compound covered in this article.

    À compter du 1er juillet 2025, le tirzepatide (Mounjaro) sera couvert par le régime public d'assurance-médicaments du Canada pour la perte de poids chez les adultes obèses ou en surpoids avec comorbidités.

    L'annonce, faite le 15 mai par Santé Canada, modifie la liste des médicaments admissibles au Programme de médicaments sur ordonnance (PMO). Jusqu'ici, le tirzepatide n'était remboursé que pour le diabète de type 2. Cette décision suit l'avis favorable du Comité consultatif national de l'assurance-médicaments (CCNAM) rendu en mars dernier.

    « Nous reconnaissons le fardeau de l'obésité comme une maladie chronique », a déclaré la ministre de la Santé, sans toutefois préciser les critères exacts d'admissibilité. Les provinces devront négocier des ententes de partage des coûts avec le fédéral, ce qui pourrait retarder l'accès dans certaines régions.

    Qui pourra bénéficier de la couverture?

    Le CCNAM recommande de couvrir le tirzepatide pour les adultes ayant un indice de masse corporelle (IMC) de 30 kg/m² ou plus, ou de 27 kg/m² avec au moins une complication liée au poids, comme l'hypertension ou l'apnée du sommeil. Ces seuils s'alignent sur les lignes directrices de l'Association médicale canadienne.

    Un essai clinique de 2022 a montré que le tirzepatide entraîne une perte de poids moyenne de 22,5 % chez les personnes obèses non diabétiques (Jastreboff et al., 2022). Mais le médicament n'est pas sans risques. Une récente analyse de Tirzepatide et santé osseuse : les risques de perte minérale souligne une possible diminution de la densité osseuse lors d'une utilisation prolongée.

    Les patients devront obtenir une ordonnance d'un médecin ou d'une infirmière praticienne. Les pharmacies devront aussi se conformer à de nouvelles exigences de déclaration pour éviter le double remboursement avec les régimes privés.

    Quels sont les coûts et les économies attendus?

    Le prix courant du Mounjaro est d'environ 300 $ par mois au Canada, mais le gouvernement fédéral a négocié un prix confidentiel avec le fabricant Eli Lilly. Les patients couverts par le régime public paieront une quote-part pouvant aller jusqu'à 25 % du coût, selon leur revenu.

    Pour les personnes sans assurance privée, cette couverture représente une économie substantielle. Toutefois, le fédéral estime que le programme coûtera 1,2 milliard de dollars sur cinq ans, un montant qui pourrait peser sur les budgets provinciaux déjà serrés.

    • Prix mensuel avant couverture : environ 300 $
    • Quote-part maximale : 25 % pour les ménages à revenu élevé
    • Économie annuelle potentielle : jusqu'à 2 700 $ par patient
    • Coût fédéral prévu : 1,2 milliard sur 5 ans

    Qu'en est-il des autres options de traitement?

    Le tirzepatide n'est pas le seul médicament amaigrissant sur le marché. Le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) est déjà couvert dans certaines provinces pour la perte de poids, mais avec des restrictions plus sévères. Une nouvelle directive de l'American College of Physicians, rapportée dans ACP Elevates Tirzepatide to First-Line Obesity Treatment in New Guideline, place désormais le tirzepatide en première intention pour l'obésité, ce qui pourrait influencer les pratiques canadiennes.

    Des peptides comme l'AOD-9604, un fragment de l'hormone de croissance, suscitent aussi l'intérêt pour la perte de graisse, mais ils ne sont pas approuvés par Santé Canada. Les cliniques privées qui les proposent facturent souvent des frais de plateforme élevés et exigent des contrats de sous-traitance complexes pour la préparation des doses.

    Quels sont les enjeux pour les provinces?

    La mise en œuvre de la couverture dépendra des négociations entre Ottawa et les provinces. Le Québec, qui gère son propre régime d'assurance-médicaments, pourrait imposer des critères supplémentaires, comme l'échec préalable d'un programme de modification du mode de vie.

    Les associations de patients craignent des disparités régionales. « Un patient de l'Ontario pourrait avoir accès au traitement en juillet, alors qu'un Québécois devra attendre l'automne », déplore Marie-Claude Tremblay, porte-parole de la Coalition pour l'accès aux soins de l'obésité.

    Les pharmaciens, eux, s'inquiètent de la logistique. La chaîne d'approvisionnement du tirzepatide a connu des ruptures en 2024, et une demande accrue pourrait aggraver la situation. Les négociations de location d'entrepôts frigorifiques pour le stockage sont en cours dans plusieurs provinces.

    Quels sont les effets secondaires à surveiller?

    Les nausées, vomissements et diarrhées sont fréquents en début de traitement. Des cas de pancréatite et de troubles de la vésicule biliaire ont été signalés. Une étude de 2023 a aussi noté une augmentation des calculs rénaux chez les utilisateurs de longue durée.

    Plus rarement, des changements dans la santé des ongles, comme une fragilité accrue ou des infections fongiques, ont été rapportés par des patients sous GLP-1. Bien que le lien causal ne soit pas établi, les dermatologues recommandent une surveillance.

    Si vous êtes enceinte, allaitez ou suivez un traitement médical, consultez votre médecin avant d'envisager tout composé mentionné dans cet article.

    Ce qu'il faut surveiller d'ici juillet

    Les prochaines semaines seront cruciales. Les provinces doivent publier leurs formulaires de médicaments mis à jour d'ici la fin juin. Les patients intéressés devraient prendre rendez-vous avec leur médecin dès maintenant pour évaluer leur admissibilité.

    Les fabricants de versions composées du tirzepatide, qui profitent des lacunes réglementaires, pourraient voir leur marché se réduire. Ces produits, souvent vendus en ligne avec des frais de plateforme opaques, ne sont pas couverts par le régime public et présentent des risques de contamination.

    Enfin, les lignes directrices de pratique clinique devraient être révisées pour intégrer le tirzepatide comme option de première ligne, à l'instar de ce que recommande l'ACP. Les médecins devront se former à la prescription et au suivi de ce médicament, ce qui pourrait prendre du temps.

    Si vous êtes enceinte, allaitez ou suivez un traitement médical, consultez votre médecin avant d'envisager tout composé mentionné dans cet article.

    If you are pregnant, nursing, or under medical treatment, consult your physician before considering any compound covered in this article.